Critiques de connexion live

Voici quelques articles parus au moment de la sortie de "Connexion live" : Elsa - Connexion live 02

Elsa, " Connexion live"
Ce CD rassemble 18 titres "live" interprétés par Elsa à l'Européen (Paris). Elle revient sur ses 20 ans de carrière avec "t'en va pas", "jamais nous", "Chaque jour"... et les titres extraits de son dernier album en date De lave et de sève.
Télé guide - Avril 2006

CHANSON - Elsa, un "live" sinon rien
Après l'échec de son retour (De lave et de sève), Elsa recolle le puzzle de sa carrière avec ce premier album en public. Au menu, on retrouve ses vieux tubes (sauf Jour de neige et Bouscule-moi), les perles de son album folk (Sous ma robe, Chaque jour est un long chemin) et beaucoup de titres à redécouvrir. La miss résiste.
Femme Actuelle n°1124 - Avril 2006

Elsa, " Connexion live"
Elsa - Connexion live 03 En septembre dernier, la belle Elsa était à l'Européen à Paris pour un concert qui n'est pas passé par la Belgique. Il s'agissait pourtant du premier depuis 1997 au Bataclan. Le DVD reprend l'intégralité du spectacle (moins deux titres pour le CD vendu séparément) mais aucun titre de Duvall (dont "Bouscule-moi"). Elle est fâchée avec les Belges, miss Lunghini ? Pourtant le petit côté bluesy des arrangements n'est pas déplaisant... En bonus, une interview sympa. (1.C)
1 DVD Universal.
Le soir (quotidien belge) - Avril 2006

Elsa, " Connexion live"
A Platine, on aime beaucoup Elsa, et ça fait quatorze ans que ça dure, que le succès commercial ait été au rendez-vous ou pas. Mais n'y voyez surtout pas une quelconque nostalgie pour la baby star qu'elle a été dans les années 80, car c'est justement pour l'intelligence avec laquelle elle a mené sa carrière ces dix dernières années et le courage dont elle a témoigné pour négocier ce virage difficile qu'est le passage difficile à l'âge adulte, qu'elle suscite toute notre affection et notre profond respect.
Elsa - Connexion live 01Ce live enregistré lors de sa dernière tournée, qui s'est arrêtée quelques jours à l'Européen à paris, en est le parfait témoignage. Premier du genre malgré une déjà longue carrière (20 ans!) ce "Connexion" propose dans un joli tissage Pop-Rock chanté avec beaucoup de sensibilité et de justesse, le meilleur de ses deux derniers albums "Chaque jour" et "De lave et de sève", l'un et l'autre injustement boudés par le public mais encensés par la presse: "A quoi ça sert", "On tombe", "Mon amour", "Chaque jour", "Le soir", "Lune noire", "Jacques est maniaque" et surtout l'excellent et tubesque "Sous ma robe" attestent de l'ambition et du bon goût artistique de la chanteuse qui, bien avant Carla Bruni, s'inscrivait dans la parfaite descendance Folk d'une Joni Mitchell à la française.
Elsa - Connexion live 04 Idem pour "L'or et la poussière" sur laquelle on regrette l'absence remarquée d'Etienne Daho avec lequel elle l'a pourtant créée en duo. Outre l'inédit "Canada coast" et l'adaptation de "I can see clearly now" devenue "Eternité" (après le "Toi, moi et le soleil" par Claude François), on ne boude pas non plus son plaisir à réécouter dans de nouveaux habits de scène ces tubes des débuts, qu'elle assume désormais après les avoir écartés de son tour de chant lors de son précédent Bataclan, dix ans plus tôt: "Quelque chose dans mon coeur", "Jamais nous" et "T'en va pas".
C'est l'occasion de réaliser que ces chansons taillées pour une adolescente étaient plutôt pas mal fichues, en tout cas, bien plus qualitatives que celles dont nous abreuvent aujourd'hui Lorie ou Ilona. Elsa - Connexion live 05 Ce n'est pas pour rien que ses fans aujourd'hui trentenaires les reprennent ici de bon coeur, même si manquent à l'appel d'autres succès: "Bouscule-moi", "Jour de neige", "Un roman d'amitié", "A la même heure dans deux ans", "Pleure doucement" ou "Rien que pour ça"...
Alors sans doute, malgré une popularité entretenue par une présence régulière aux Enfoirés, son sens de la provocation et ses textes gentiment subversifs sont-ils aujourd'hui trop dérangeants pour un grand public avide de chanteuses à voix et de chansons sentimentales parfaitement lisses et dénuées de sens. Qu'importe, l'avenir ne pourra que donner raison à Elsa de ne pas avoir choisi la facilité. (E.C)
NB : Existe aussi en DVD.
Platine - Avril 2006

Elsa - Connexion live 13


Et quelques articles parus sur le net au moment de la sortie de "Connexion live" :

Elsa nous présente son Live
Elsa nous surprend en sortant courant avril son album live enregistré lors des concerts qui ont découlé de l'album "de Lave et de Sève". Cet album, intitulé "Connexion-Live", est constitué de 18 titres et a été enregistré à l'Européen l'an dernier. Ce live balaye la carrière de la chanteuse et nous présente la reprise "Eternité", signé Johnny Cash et revu par Etienne Daho, ainsi qu'un inédit "Un désir".
Publié par l'équipe MusicBlock - Samedi 25 Mars 2006

Elsa, le live
Elsa - Connexion live 06 Dans son grand pull, elle chantait au milieu de la neige, c'était il y a longtemps et l'on tombait d'amour pour cette jeune fille aux yeux câlins, à la voix si jolie... Dans les années 90, Elsa avait quasi disparu de la circulation: c'était un peu dommage, mais on avait grandi.

Et voilà qu'il y a deux ans, l'enfant devenue femme revenait sur le devant de la scène avec l'album De lave et de sève, co-écrit avec Franck Pilant du groupe Astonvilla. Enregistré en septembre 2004 lors de son passage à l'Européen de Paris, Connexion-live reprend les tubes de la belle, et ses dernières chansons. 18 titres en tout, dont une cover de Johnny Cash, revue et corrigée par Etienne Daho. Du beau boulot !
Publié par Ramdam - Lundi 10 avril 2006

Les sorties de disques de la semaine --par Christian Panvert--
Elsa - Connexion live 08 Elsa: "Connexion Live" (Mercury). En septembre 2005, Elsa a retrouvé, après huit ans d'absence, une scène parisienne. Le pari n'était pas gagné. Le public d'adolescents qui avait craqué pour ses tubes dans les années 80 était pourtant bien là. Et plus étonnant encore, Elsa a repris sans sourciller les fameux "T'en vas pas" ou "Quelque chose dans mon coeur", très bien orchestrés sous la direction musicale de Sébastien Chouard, collaborateur entre autres de Gérald De Palmas, Florent Pagny et Sinclair. Sur des mélodies pop-rock et folk, la chanteuse a également interprété des chansons extraites de son dernier album paru en 2004 comme "L'or et la poussière" ou "Mon amour" écrit par Benjamin Biolay. Elle s'est aussi montrée très à l'aise sur "Eternité", une reprise de Johnny Nash, adaptée par Etienne Daho. Il faudrait maintenant qu'Elsa peaufine cette image d'artiste folk-rock élégante et populaire. Ce sera peut-être le cas avec justement Etienne Daho, avec qui elle prépare son nouvel album.
Publié par Christian Panvert - Lundi 10 Avril 2006

Elsa : 20 ans de carrière et un live
Pour marquer ses 20 ans de carrière, la chanteuse a choisi de sortir un album live, enregistré il y a deux ans.

C'est aujourd'hui que sort l'album live d'Elsa, "Connexion-live", enregistré en septembre 2004 lors de son concert à l'Européen, à Paris. Ce disque regroupe 18 titres dont "A quoi ça sert", "L'or et la poussière", "Quelque chose dans mon coeur", ainsi qu'une reprise de la chanson de Johnny Cash, "Eternité", revue et corrigée par Etienne Daho. Ce coffret "digipack" comprend également un livret sur la chanteuse. Cette sortie marque ses vingt ans de carrière.

Elsa est restée discrète ces dernières années. Ce n'est qu'en 2004, après huit années d'absence, qu'elle sort l'album "De lave et de sève" écrit en collaboration avec Franck Pilant, connu comme le guitariste du groupe de rock Astonvilla. Pour cet opus, la chanteuse a aussi collaboré avec Keren Ann et Benjamin Biolay, qui lui ont écrit "Mon amour", titre également présent sur le live.
Publié par Musique AOL - Lundi 10 Avril 2006

Connectez-vous avec Elsa
Après avoir enflammé l’Européen à Paris, Elsa nous livre son premier album live. Attention connexion !

Elsa - Connexion live 07 Après avoir sorti 5 albums (Elsa en 1988, Rien que pour ça en 1990, Douce violence en 1992, Chaque jour est un long chemin en 1996, De lave et de sève en 2004 et un best-of en 1997), Elsa est de retour avec son premier album live.

En effet, elle est allée défendre son dernier album en date "De lave et de sève" sur la scène parisienne de l’Européen en septembre 2005. N’ayant plus fait de concerts depuis 1997, c’était le moment de sortir un album live pour son public toujours aussi fidèle et nombreux.

Pour la première fois, ses meilleurs titres sont réunis en live et un DVD est aussi disponible.

Pour les nostalgiques, retrouvez ses premiers tubes (T’en va pas, Jamais nous et Quelque chose dans mon cœur...). Deux titres inédits sont aussi de la partie "Canada coast" et "Eternité", l’adaptation française du tube "I can see clearly now".

Ce disque et ce DVD ont été enregistré le 23 et le 24 septembre dernier.
Publié par Vincent KHENG - Lundi 17 Avril 2006

ELSA : LIVE ET NOUVEL ALBUM
Comme nous vous en parlions le 25 mars (voir ci-dessus) Elsa a retrouvé, après huit ans d'absence, une scène parisienne en septembre 2005. Le pari n'était pas gagné. Le public d'adolescents qui avait craqué pour ses tubes dans les années 80 était pourtant bel et bien là.
Elsa - Connexion live 09 Elsa a repris sans sourciller et à la surprise generale les fameux "T'en vas pas" ou "Quelque chose dans mon coeur", très bien orchestrés sous la direction musicale de Sébastien Chouard, collaborateur entre autres de Gérald De Palmas ou Sinclair. Sur des mélodies pop-rock et folk, la chanteuse a également interprété des chansons extraites de son dernier album paru en 2004 comme "L'or et la poussière" ou "Mon amour" écrit par Benjamin Biolay. Elle s'est aussi montrée très à l'aise sur "Eternité", une reprise de Johnny Nash, adaptée par Etienne Daho.

Elsa va au fur et à mesure se forger cette nouvelle image qui lui va si bien, et surtout revenir au vrais succès populaire qui ont fait sa carrière. Elle est déjà en train de s'y atteler avec Etienne Daho qui travaille sur son nouvel album...

Elsa / Connexion live
Disponible en CD Digipack et DVD (Mercury)

Publié par l'équipe MusicBlock - Mardi 18 Avril 2006

La vie des autres m'inspire !
A l'occasion de la sortie de son nouvel, "Connexion live" chez Mercury, Elsa a accepté de répondre à nos questions. Elle nous parle des sources de son inspiration...
TVMag.com: Comment naissent vos chansons? Qui vous inspire?
Elsa: C'est la vie. Ma vie, la vie des autres, la vie des gens qui m'entourent. C'est riche, un puit sans fond.

Vos chansons sont souvent tristes...
Ce n'est pas un parti pris. Mais la vie se passe bien, parfois moins bien, malheureusement. le malheur a peut-être plus de relief...
Elsa - Connexion live 10

Dans "sous ma robe" vous évoquez les relations d'un homme avec sa maîtresse...
Sous ma robe, c'est une maitresse qui dit à un homme de repartir avec sa femme. C'est assez cynique. je pense que c'est assez féminin, on est assez lucide et on peut avoir un regard très exterieur sur ce qu'il se passe. Mais ce n'est pas pour cela que l'on en souffre pas lorsque cela nous arrive.
Est-ce un peu autobiographique?
(Rire). Non toutes mes chansons ne sont pas autobiographiques. je pense qu'il y a une obervation énorme et aussi une part de soi dans ce que l'on écrit. Je regarde et j'écoute beaucoup les gens vivre.

Vous semblez être plus une chanteuse à texte qu'une chanteuse à voix?
Elsa - Connexion live 11 C'est un distinguo un peu arbitraire. Une chanteuse à voix c'est quelqu'un qui va donner de l'émotion à des gens. mais Il n'est pas nécessaire d'avoir beaucoup de voix. L'émotion passe par autre chose. Moi les grosses voix ne m'émeuvent pas. Je fais avec ce que je suis.

Quels sont aujourd'hui, vos chanteurs préférés?
J'aime beaucoup Daho. c'est un chanteur à texte qui a su évoluer. Il est romantique et en même temps il a une modernité énorme. Il n'a pas peur de se remettre en question , prendre des risques. Sa plume est magnifique. J'aime aussi Arno. Il chante avec ses tripes. Deux talents incroyables, vous voyez, et pourtant si différents.
Propos recueillis par Bertrand Guyard, TV Mag - Avril 2006

Elsa en interview
Alors qu’elle fête déjà cette année ses 20 ans de carrière (ndlr : « T’en vas pas » a atteint le sommet du Top 50 en 1986), Elsa publie son premier Live, regroupant la plupart de ses tubes, agrémenté de son premier DVD ! Les fans sont gâtés, et la maison de disque plutôt fidèle malgré le demi-succès de son dernier album studio... Charts In France a rencontré la belle afin de faire un premier bilan.

Charts in France (Thierry Cadet, rédacteur) : Bonjour Elsa, heureuse d’avoir retrouvé tes fans sur la scène de l’Européen l’an passé ?
Elsa : Très heureuse évidemment ; la plupart me suivent depuis vingt ans !

CIF : Je sais, pour y être allé faire un tour, qu’ils sont très fidèles sur les différents forums et très impliqués, notamment sur celui qu’a créé Magaly, une de tes admiratrices...
E : Oui, ils sont parfois même informés des choses avant moi ! (rires) Magaly, ou également Antoine, ont en effet créé des sites très complets, bien plus que le site officiel de Mercury, mais pour ça y a pas de mal... (sourire)

CIF : Comment expliques-tu que les sites - dits officiels et « professionnels » - soient si incomplets ?
E : Par manque de personnel dans les maisons de disques je pense... on licencie de plus en plus, mais il y a aussi beaucoup plus de travail en amont pour développer un artiste aujourd’hui, avec toutes les nouvelles difficultés de ce métier, mais aussi les nouveaux médias, la multiplication des chaînes de télévision... malgré ça, il y a de moins en moins de monde en labels... »

CIF : Il y a donc quelques semaines est sorti « Connexion Live », enregistré en septembre dernier lors de ta série de concerts à l’Européen ; quels souvenirs en gardes-tu ?
E : Des souvenirs magnifiques... tu sais, quand tu fais de la scène chaque soir, c’est comme si la vie s’arrêtait, qu’elle était suspendue pour un instant, c’est très étrange et tellement agréable ! (sourire) Et puis me retrouver devant ce public si chaleureux qui connaissait toutes les chansons par cœur, sans parler des musiciens très talentueux qui m’accompagnaient sur scène...

CIF : Notamment Sébastien Chouard (Sinclair, De Palmas, Florent Pagny, Jenifer...) à la guitare et à la direction artistique, pourquoi avoir choisi d’accélérer les tempos de « Jacques est maniaque » et de « Sous ma robe » par exemple ?
E : Parce qu’il fallait que tous les morceaux se tiennent dans la même cohérence et nous avons pensé, Seb et moi, qu’il serait plus intéressant de les rendre plus enjoués, plus folk ! Tu sais, je suis encore considérée par la presse et les médias en général comme une chanteuse dépressive ! (rires)

CIF : Pardon ?
E : C’est en tous cas ce qu’ont dit les radios quand elles ont reçu mon précédent album avec le premier extrait « Mon amour »... j’avoue que le clip de la chanson n’a pas aidé (ndlr : un clip en noir et blanc, façon cinéma des années 20/30) mais quand même...

CIF : Peut-être la pochette aussi, qui avait un aspect gothique ?
E : Avec la grosse tache noire sur mon visage tu veux dire ? Je ne sais pas. Toujours est-il que, même l’été dernier, quand on a proposé le single « Eternité », une programmatrice a déclaré que la chanson n’était pas assez positive ! (rires) Tu vois un peu ?

Personnellement j’aime bien la Elsa sombre de « Lune noire » ou « On tombe »...
E : Et bien tu es bien le seul ! (rires) Avec probablement quelques fans... en général on attend de moi des choses plus légères, alors que je viens de fêter mes 33 ans...

CIF : Tu me parles d’« Eternité » qu’Etienne Daho a adapté pour toi (ndlr : un titre original de Johnny Nash : « I Can See Clearly Now », repris avec succès (N°1 du Top 50 en 1994) par Jimmy Cliff pour la BOF de « Rasta Rocket », et déjà adapté en 1977 pour Claude François : « Toi et le soleil ») ; je me souviens d’une reprise d’Etienne sur l’album caritatif « Ma chanson d’enfance » en 2001, il s’agissait de « Duel au soleil », arrangé par Benjamin Biolay, ce titre aurait pu faire un bon single, non ?
E : Si tu le dis. J’aime beaucoup cette chanson en tous cas, mais elle faisait partie d’un concept-album, il n’était pas question à l’époque de l’extraire en single.

CIF : Revenons à tes derniers concerts, pourquoi avoir fait l’impasse sur les albums « Rien que pour ça » (ndlr : 1990) et « Douce violence » (ndlr : 1992) ?
E : Parce qu’il fallait faire un choix de chansons, et qu’hormis quelques tubes des années 80 que j’avais envie de chanter, j’ai préféré exploiter le dernier album studio « De lave et de sève » bien sûr, mais aussi le précédent « Chaque jour est un long chemin », que les fans adorent et que j’affectionne particulièrement moi aussi.

CIF : Un album qui avait d’ailleurs, à sa sortie en 1996, reçu des critiques dithyrambiques, dont les éloges de Télérama je crois ?
E : C’est vrai que cet album m’a apporté une crédibilité artistique.

CIF : Pourquoi ne pas avoir continué dans cette veine de chansons acoustiques, guitare/voix ?
E : Parce que j’aime me renouveler et me mettre en danger à chaque album. Le prochain sera encore différent.

CIF : Peut-on en savoir un peu plus ?
E : Je suis de plus en plus fan d’électro. J’y pense donc pour le prochain disque... mais attention, il s’agira surtout d’arrangements électro, ma musique restera des chansons acoustiques ; j’ai de grands besoins d’écriture aussi... dans l’idéal j’aimerai entrer en studio cet automne pour une sortie prévue début 2007...

CIF : Mais tu as déjà pas mal écris d’adaptations de titres sur tes deux précédents opus...
E : Oui mais justement, c’est là que le bas blesse... tu as raison, l’adaptation de chansons internationales est de l’écriture, car parfois même il ne s’agit pas de la traduction linéaire, mais plutôt d’un texte totalement différent dans le sens ; sur une musique déjà existante. Mais, nous autres adaptateurs, ne sommes pas reconnus en tant qu’auteurs... c’est ridicule, mais c’est vrai. Alors bien sûr on touche nos droits, mais aux yeux des gens de ce métier, on n’écrit pas vraiment. Je vais donc m’atteler à l’écriture parce que j’en suis capable.

CIF : Tu l’as d’ailleurs prouvé avec des chansons originales telles que « Sous ma robe » ou « Le soir » en 1996 - sans oublier « Lune noire » ou « A quoi ça sert » sur le dernier album studio - dont tu as écris les textes...
E : Il faut croire qu’on l’a oublié... (sourire)

CIF : Ne crois-tu pas qu’avec « Chaque jour est un long chemin » et quand on voit aujourd’hui le succès de Carla Bruni et autres Keren Ann, tu étais quelque peu en avance sur ton temps ?
E : (sourire) J’y ai longtemps réfléchi, et je crois que oui. En 96, on était en pleine période Dance, et moi j’ai débarqué avec cet album acoustique, très dépouillé, un ovni dans le paysage musical de l’époque ! (rires) Aujourd’hui par contre tu as sans doute raison, il serait - avec toute cette vague de « Nouvelle chanson française » comme aime la définir la presse - dans l’air du temps.

CIF : Pour en revenir au choix du tracklisting, il y avait quand même de jolies chansons dans ton deuxième et ton troisième album : « Pleure doucement », « Qu’est-ce que ça peut lui faire ? », « Etre ensemble », « Tout l’temps tout l’temps »...
E : Je suis d’accord, mais il fallait vraiment une cohérence et ne pas partir dans tous les sens. Il y a cela dit des titres que je ne referai plus, comme « Bouscule-moi » par exemple...

CIF : Pour quelles raisons ?
E : Parce que déjà à l’époque, ce morceau n’avait pas été bien perçu, il était surtout le résultat de ma rébellion personnelle ! (rires) J’avais besoin de changer d’image, de m’affirmer ; c’est pour ça qu’aujourd’hui je ne verrai pas l’intérêt de la chanter.

CIF : Par contre tu n’hésites pas à reprendre trois titres des années 80 : « Quelque chose dans mon cœur », « Jamais nous » et « T’en vas pas »...
E : Oui parce que je les assume. Il y n’y a rien de plus laid qu’un chanteur qui n’assume pas ses premiers succès et qui les dénature sur scène afin qu’on ne les reconnaisse pas. J’ai voulu conserver leur esprit premier, en les arrangeant simplement, avec une guitare, les chœurs et ma voix.

CIF : Ton public, si l’on en croit sa réaction sur le DVD les attendait en tous cas...
E : Je ne crois pas que mon public les attendait... il n’est pas venu pour entendre spécialement ces morceaux - même si c’est un plus si je les interprète car ce sont des chansons qui font référence à la nostalgie de chacun - il était surtout là pour partager un moment avec moi, quelque soit le répertoire.

CIF : Te sens-tu prisonnière de cette image 80’s ?
E : Non. Il y a juste une chose, c’est que je crois qu’à cause de cette période, le grand public et même les médias ont du mal à me définir, cela brouille un peu mon identité artistique ; cela dit c’est vrai que je fais tout pour l’entretenir à chaque sortie d’album ! (rires)

CIF : On sent pourtant une évolution ces dernières années, comparé au temps où l’on ne te voyait qu’une fois par an avec les « Enfoirés », non ?
E : Oui c’est vrai ; petit à petit j’ai une vraie place qui se redessine, tant mieux.

CIF : Es-tu nostalgique de cette grande période 80’s où toutes tes chansons étaient de gros tubes, et surtout où toutes sortaient dans le commerce, en 45 tours...
E : Nostalgique non, mais c’est vrai que les choses ont changées, que ce métier a changé. Aujourd’hui on envoie des disques promo en radios et le public ne peut pas se les procurer, ou alors il doit les télécharger légalement mais il n’y a pas le visuel, l’objet, comme avant... c’est dommage c’est vrai.

CIF : Tu chantes également sur scène un morceau de ton album « Everyday » (ndlr : la version anglaise de « Chaque jour est un long chemin » publié uniquement pour le marché asiatique et inédit en France), « Canada Coast » ?
E : Oui parce que j’aime beaucoup ce titre, et je pense qu’il n’a pas eu la carrière qu’il méritait, j’avais envie de le remettre en lumière.

CIF : Il y a également « Un désir » qui est un inédit ?
E : Oui, il s’agit d’une adaptation réalisée par Asher Ash.

CIF : Cautionnes-tu l’arrivée des programmes de télé-réalité tels que « Star Academy » ou « Nouvelle Star » ?
E : Non. Mais ce sont pas les candidats que je juge, plutôt le système...

CIF : Pourrais-tu y participer ?
E : Dans le sens où c’est une émission de variété où l’on peut chanter en direct, oui. Mais pas à n’importe quel prix... j’aimerai beaucoup aller y chanter un nouveau single, mais je sais très bien que si l’on m’y invitait, ça serait pour y chanter un medley de mes anciens tubes et ça ne m’intéresse pas.

CIF : Toi qui as collaboré avec Laurent Voulzy (sur « Jamais nous » en 1989 - dont il a fait les chœurs), as-tu écouté l’album de Nolwenn Leroy qu’il a réalisé ?
E : Oui, j’ai écouté quelques titres. Je n’aime pas tout, même si je trouve qu’il y a de très belles chansons, mais surtout je pense que Nolwenn est une fille qui a un vrai talent.

CIF : Qu’écoutes-tu comme musique ?
E : Pas grand chose. Je ne suis pas quelqu’un qui écoute beaucoup de musique. Par contre, ces derniers temps j’ai craqué pour Bazbaz, et puis je suis toujours fan du groupe Aston Villa.

CIF : Elsa, j’ai une question qui me trotte dans la tête depuis des années : as-tu des nouvelles de Glenn Medeiros (ndlr : un chanteur hawaïen avec qui elle a chanté en duo « Un roman d’amitié » en 1988) ?
E : (rires) Non. On m’a même dit qu’il était devenu énorme, c’est vrai ? Tu sais, nous avons enregistré cette chanson suite à l’émission « Sacrée Soirée », puis tourné un clip et enregistré une version anglaise (ndlr : « Friend You Give Me A Reason »), mais ça s’est arrêté là. C’est vrai que j’étais fan de lui du temps de ses tubes « Nothing’s Gonna Change My Love For You » ou « Lonely Won’t Leave Me Alone », mais il est ensuite reparti dans son pays y faire de la musique et voilà tout (sourire)...

CIF : Quel regard portes-tu sur l’accueil de ton cinquième album « De lave et de sève » ? Es-tu satisfaite ?
E : Oui ; alors bien sûr ça aurait pu être meilleur au niveau des ventes, mais je suis surtout très satisfaite du fait qu’un petit noyau dur de fans me suit depuis le début et se procure mes disques.

CIF : Pourquoi le DVD comporte vingt titres, contre seulement dix-huit sur le CD ; pour une question de place ?
E : Oui (sourire) ; on ne peut pas mettre plus que telle durée sur un CD classique. Il m’a donc fallu trancher, supprimer deux morceaux, et tout naturellement mon choix s’est porté sur « Le temps tourne à l’orage » et « L’autre moitié » car ce sont - à mon goût - les moins bien réussis en Live ; ou en tous les cas sans l’image, juste avec le son.

CIF : Y a-t-il une tournée en province de prévue ?
E : Malheureusement non. Pour une question de budget, mais aussi de disponibilité de musiciens etc. Je suis déjà très heureuse d’avoir pu monter sur scène à Paris plusieurs soirs, même si je suis désolée pour mon public en province. Je sais par contre que beaucoup sont venus me voir à l’Européen. Et puis j’ai préféré faire plusieurs dates dans cette petite salle qu’une seule à l’Olympia par exemple, car non seulement je chantais plusieurs soirs, mais aussi cela laissait une plus grosse disponibilité à mon public en province de pouvoir venir.

CIF : As-tu des projets ciné ?
E : Quelques uns oui, mais pas assez avancés pour que je puisse en parler...

CIF : Es-tu déçu de ta place dans le cinéma français ?
E : Non. C’est aussi un choix personnel : j’ai refusé beaucoup de choses et puis la musique reste ma priorité.

CIF : Une vie de famille est aussi très prenante, non ?
E : C’est sûr... (sourire)

CIF : Pour finir, as-tu vécu à Munich, du temps où ton compagnon Bixente Lizarazu jouait au FC Bayern ?
E : Non je n’y ai jamais habité, en revanche je connais bien puisque j’y suis en effet allée à plusieurs reprises, du fait que Bixente y passait beaucoup de temps.

CIF : Merci Elsa pour cette longue interview...
E : Merci à toi.

- Pour plus d’infos :
http://www.elsalunghini.org
http://www.elsalunghini.com

Propos recueillis par Thierry Cadet - Samedi 27 mai 2006

Elsa - Connexion live 14

N.B. : Les images ont été ajoutées pour rendre la page plus attrayante : elles n'étaient pas dans les articles d'origine.

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Agenda

  • 05 septembre 2008 : La tête dans les étoiles, Laurent Boyer, en direct de la braderie de Lille, 14h30
  • 06 septembre 2008 : Radio 6, Calais, plateau multi artistes, 14h
  • 07 septembre 2008 : France Bleu, 13h
  • 08 septembre 2008 : Sortie du nouvel album d'Elsa.
  • 09 septembre 2008 : Le fou du roi, France inter, 11h

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