Elsa Lunghini
paru le 8 septembre 2008

Articles du net - partie 2

Elsa illustration 01 ELSA LUNGHINI OSE
"Oser", 4 ans après "De lave et de sève"

Oui, c'est Elsa, la jolie gamine aux yeux clairs qui chantait T'en va pas à 13 ans. Elle a ajouté son patronyme Lunghini, parce qu'elle "en est fière", dit-elle. "C'était comme ça dans la maison de disques dans laquelle j'ai commencé. Elsa s'est imposé comme mon nom d'artiste. Là, j'avais besoin de reprendre mon identité, même si, au départ, beaucoup me l'ont déconseillé."

La musique d'Elsa, c'est un peu comme un gros pull en laine tricoté à la main, le vent dans les branches, un feu qui crépite : c'est doux, réconfortant. Comme un murmure, plus parlé que chanté parfois. Oser parle d'amours passées et du désir d'aller de l'avant, d'oser passer le cap et de continuer à vivre tout simplement, résume Elsa Lunghini.

L'album précédent, De lave et de sève, portait la patte de Benjamin Biolay. Ici, elle signe deux textes sur Oser, Dominique A deux autres titres et Da Silva tout le reste. " Je lui ai demandé très humblement d'écrire pour moi. Mais je n'aurais jamais osé lui demander de faire tout le disque. Je suis assez timide et réservée. S'il avait dit oui pour un ou deux titre, j'aurais déjà été très contente."

Il a son style à lui. Peu de chansons ont des rimes. C'est plus poétique, moins académique. "C'est ça qui m'a séduite. Son style d'écriture est proche du mien. Je m'y retrouve. Il n'y a rien de facile, rien d'évident. Du coup, on a plus de liberté."

Elsa aimerait beaucoup écrire pour d'autres artistes. De nouveaux artistes. "J'aime les découvertes et j'adorerais être à la base d'un nouveau projet si c'est intéressant."

Elsa écrit aussi des scénarios, des nouvelles... "Je commence beaucoup de choses, peut-être que ça aboutira un jour." Et, parallèlement, elle continue le cinéma. On l'a vue récemment dans l'adaptation du roman de Marc Lévy Où es-tu? Pourtant, dit-elle, "je ne travaille pas 24 heures sur 24. J'aime prendre mon temps, je suis très calme, j'aime profiter de la vie et je suis assez solitaire. Je suis plutôt contemplative."

Son tout premier album, Elsa, est sorti il y a 20 ans tout juste. "On me parle encore souvent de mes débuts, de la petite fille qui chantait. C'est une référence, je trouve ça normal. Même si ça me paraît loin. Il y a aussi un public qui me découvre. Des gamins de 18 ans viennent me voir pour me dire qu'ils aiment ce que je fais. Pour eux, je suis une nouvelle artiste. Je dirais que je suis une artiste en devenir avec un passé. C'est très confortable. J'ai une liberté totale aujourd'hui."

Publié par Audrey VERBIST - Samedi 4 octobre 2008

Elsa Lunghini "Ose(r)" enfin!

Qui est Elsa Lughini ?
Fillette fragile propulsée en haut de l'affiche dès son 7e anniversaire dans Garde à vue de Claude Miller, Elsa enchaîne les rôles avant de sortir son 1er album en 1988. Un franc succès dont on se rappellera surtout "Un roman d'amitié" en duo avec Glenn Medeiros. Plusieurs autres suivront avec un accueil parfois mitigé. Un bébé et un divorce plus tard, la belle nous offre un nouvel album, "Oser", où elle se livre plus femme et plus mûre.

"Oser", une ode à sa nouvelle vie
Une voix suave, quelques accords de guitare, un rythme lancinant… Elsa aurait-elle dérobé la recette du succès des chanteuses à texte ? Carla n'a qu'à bien se tenir. Parce qu'on a réellement aimé ! Textes sublimes (signés Da Silva), mélodies entraînantes, voix parfaite, la belle a réussi son retour sur la scène française.

Nos coups de cœur
A écouter sans tarder : "Pour te voir gagner, j'ai perdu", dont les paroles autobiographiques nous content à demi-mot, la séparation d'Elsa et de Bixente Lizarazu. Mention spéciale au "Garçon d'étage", dont la rythmique est tout à fait époustouflante.

Elsa sera en concert du 27 au 31 janvier 2009 au Café de la Danse, à Paris

Un album Universal Music

Publié par Lucie Paris-Legret - Lundi 6 octobre 2008

Elsa Lunghini fait son retour au Café de la Danse à Paris

Elsa Lunghini sera en concert du 27 au 31 janvier 2009 au Café de la Danse à Paris à l'occasion de la sortie de son nouvel album éponyme. Un retour tout en douceur pour l'artiste longtemps restée à l'écart de la scène.

Elsa Lunghini, plus connu comme "Elsa" dans les années 80, a sorti un nouvel album studio en septembre, après de longues années restée loin de la scène musicale. A cette occasion elle sera en concert à Paris au Café de la Danse du 27 au 31 janvier 2009.

Son album, tout simplement intitulé "Elsa Lunghini" est déjà le sixième de la chanteuse d'origine italienne, qui a connu ses heures de gloire en tant qu'adolescente, en chantant notamment avec Glenn Medeiros.

L'album a été entièrement composé par Da Silva, textes et mélodies. Elsa Lunghini dit de lui qu'il écrit ce qu'elle aurait aimé écrire, du coup elle n'a pas hésité à remettre à plus tard les textes qu'elle avait écrits. Il y est question bien souvent de relations amoureuses difficiles mais traitées avec malice, recul, humour et finalement beaucoup d'espoir.

Les mélodies vont à merveille au timbre de voix d'Elsa Lunghini proche du parlé. Elle s'approprie et se fond tout naturellement dans l'univers pop-folk du compositeur. Cette rencontre avec Emmanuel Da Silva marque une volonté certaine de se renouveler et de s'éloigner de l'image que son public avait d'elle: il ne s'agit plus d'Elsa mais bien d'Elsa Lunghini.

Publié par concertlive.fr - Mercredi 8 octobre 2008

Elsa Lunghini dévoile son prochain single

Elsa illustration 02 Après "Oser", et alors que son bel album éponyme réalisé par Da Silva s'enfonce malheureusement au Top, Elsa Lunghini propose un nouvel extrait aux radios, "Le garçon d'étage" : écoutez un extrait.

Elsa Lunghini privilégie aujourd'hui des tonalités plus proches de sa voix parlée. Elle a choisi de s'exprimer sur les mélodies faussement désabusées, tissées par Da Silva, en soufflant les mots comme s'ils étaient de verre, et en acceptant volontiers de se perdre, timbre et âme, dans une pop aux accents miraculeux. Attirée et séduite par le talent et la personnalité d'Emmanuel Da Silva, la chanteuse a décidé de remiser, pour l'heure, l'essentiel des textes qu'elle avait entrepris de laisser jaillir. Puisque Da Silva "écrit" ce qu'elle aurait "aimé écrire", autant se laisser guider.

Après le single "Oser", c'est "Le garçon d'étage" que l'interprète de "T'en vas pas" a décidé d'envoyer aux radios.

Elsa remontera sur scène du 27 au 31 janvier 2009, où ses concerts emménageront au Café de la Danse, à Paris. Par ailleurs, elle partira en tournée dans toute la France, avec un passage notamment à Bordeaux le 6 mars 2009, ce qu'elle n'avait pas réalisé depuis une dizaine d'années.

Publié par Thierry CADET - Mercredi 8 octobre 2008

Da Silva, Elsa, Marina, Olive et les autres

Il a écrit et composé en majorité le nouvel album d'Elsa Lunghini. Il a travaillé pour d'autres artistes et sera en concert, à Cosne-sur-Loire, mardi 14 octobre. Da Silva ne chôme pas.

"Cette année, j'ai fait pas mal de trucs. " Un euphémisme. Manu Da Silva n'a pas arrêté. Entre les concerts, l'écriture et la réalisation d'albums. Il a travaillé pour lui. Mais aussi pour les autres. À commencer pour Elsa Lunghini. Il lui a écrit neuf chansons de son nouvel album qu'il a, par ailleurs, réalisé.

" C'est Elsa qui m'a contacté. Au début, je me suis dit "Oh, la, la !". Je pensais à tout son back-ground. Quand elle a débuté dans la musique, j'avais 13 ans ! " Et puis très vite, il a oublié. " Il faut s'affranchir des a priori sur les gens et leur musique. Et avec Elsa, j'ai rencontré une personne qui avait envie de chansons différentes avec une atmosphère particulière. C'est une vraie rencontre humaine. "

Ce que confirme la chanteuse : " On ne s'est pas pris la tête. On a bien rigolé. Tout a coulé de source. Manu, c'est une belle histoire qui commence. Il a une extrême générosité. C'est un vrai artiste. Il donne, il fait profiter de son talent aux gens qu'il aime. Il marche à l'émotion et au plaisir ".

Cette générosité, on la trouve aussi dans sa relation avec le public. Pour prolonger les rencontres, il entame ces jours-ci une petite tournée de vingt-cinq concerts avec un autre musicien. Raphaël Chevalier, son violoniste. Une belle occasion pour revisiter les morceaux de ces deux albums qu'il a rôdés en pas moins de deux cents concerts. " Les morceaux sont rhabillés, torturés, minimalistes ", souligne Da Silva. " C'est un plaisir pour moi et un cadeau que je fais à tous ces gens qui m'ont déjà vu sur scène. ". Il jouera de plusieurs instruments, sur fond de vidéo projections et dans une mise en scène adaptée aux petites salles. Lui l'habitué des festivals surpeuplés. Dans la Nièvre, on pourra le voir mardi 14 octobre, à la salle des fêtes de Cosne-sur-Loire.

Côté studios, il a également travaillé avec Marina. Il a écrit et composé deux chansons pour l'ex-candidate de la Star Ac' 6. Là encore, une rencontre assumée : " Elle a 18 ans, il y a encore de la maladresse chez elle. Mais j'ai rencontré une fille super simple qui voit la vie d'une belle manière ".

Il aime également évoquer son travail avec Olivier Costes, de Olive et moi. Un rédacteur-concepteur publicitaire qui a fait irruption dans le monde la chanson avec ses petites maquettes faîtes maison. Une manière de faire qui plaît à Da Silva qui travaille de la même manière. " C'était quelque chose de nouveau. Réaliser un album, c'est être au service de l'auteur et de l'interprète. Il faut arriver à révéler cette personne. " Et manifestement, la mission est réussie. " À l'arrivée ", souligne Olive, " je suis content. Il a apporté de l'équilibre dans mes chansons. "

Ces collaborations terminées, Da Silva prépare déjà son troisième album. Et annonce un nouveau projet : composer pour le cinéma. Il n'y a donc plus qu'à guetter les génériques dans les prochaines années.

Publié par Philippe Dépalle - Jeudi 9 octobre 2008

Elsa Lunghini à la rencontre d'un Garçon d'étage

Elsa illustration 03 Elsa Lunghini qui a fait son retour avec un joli album éponyme, sorti depuis quelques jours et réalisé par l'artiste Da Silva, nous propose un second extrait plein de charme de ce nouvel opus. Après le single, Oser, Elsa nous propose de partir à la rencontre d'Un garçon d'étage.

La chanteuse confie qu'elle a laissé de côté les textes qu'elle voulait chanter et qu'elle avait écrit pour se laisser guider par Da Silva qui selon elle a écrit ce qu'elle aurait aimé écrire. L'album de leur rencontre et de leur partage musical et artistique nous donne un album riche en émotion mais aussi donne à Elsa l'occasion d'utiliser des tonalités plus proches de sa voix parlée. Ainsi, elle peut facilement souffler les mots. On est bien loin de la petite fille qui nous interprétait il y a plusieurs années, T'en Va Pas.

Elsa a grandi et prouve avec cet album qu'elle est bien évidemment passée à autre chose depuis son premier tube, T'en vas Pas. La chanteuse a connu des hauts et des bas comme tout le monde, elle s'est nourrie d'expériences et à mûri. Elle a suivi sa route et fait une belle évolution.

Cette rencontre avec Emmanuel Da Silva marque une volonté certaine de se renouveler et de s'éloigner de l'image que son public avait d'elle: il ne s'agit plus d'Elsa mais bien d'Elsa Lunghini.

Reste à convaincre le public de la suivre ce qui ne sera pas évident au vu des résultats des ventes de l'album. Ce dernier s'enfonce dans les profondeurs du top Albums alors qu'il mériterait une bien meilleure médiatisation. Ce Garçon d'étage, second single, lui permettra peut-être de faire partager son univers musical.

Un partage que al chanteuse poursuivra sur scène puisqu'elle sera du 27 au 31 janvier 2009 au Café de la Danse, à Paris. Elle partira ensuite en tournée dans toute la France, ce qu'elle n'avait pas réalisé depuis une dizaine d'années.

Vous pouvez écouter son nouveau single en suivant ce lien: http://www.myspace.com/elsalunghini

Publié par Prue - Jeudi 9 octobre 2008

Loin d'être des mauviettes, les gentils prennent leur revanche

La gentille pas nunuche

QUI? Elsa Lunghini, chanteuse et actrice française.

POURQUOI? Ni nuage ni tempête ne viennent troubler le regard clair et mélancolique de l'interprète de «T'en va pas!». Mais cette douce nature, âgée de 35 ans, évite le piège de l'oie blanche. Femme de son temps, elle manie parfaitement la repartie et son timbre de madone ne l'empêche pas de se montrer piquante avec ses interlocuteurs.

Publié par Estelle TRISCONI - Samedi 11 octobre 2008

Elsa Lunghini : Elsa, elle l’a !

Elsa illustration 04 Retour d'Elsa, la baby-doll trop sage de nos années 90 enfin révélée sous son vrai visage à travers les yeux d'un fan authentique. Radiographie de “Elsa Lunghini”, son tout nouvel album, au romantisme exacerbé où elle paraît enfin s'affirmer dans son rôle de femme. Car depuis plusieurs années, y compris vers le début de sa carrière, Elsa déclarait en interview qu'elle désirait que ses albums mentionnent son nom de famille, qu'elle n'utilisait, jusque ici, que pour faire l'actrice. C'est désormais chose faite et pleinement assumée avec « Elsa Lunghini », son album tout neuf réalisé par Da Silva.

Elsa illustration 05 Elsa Lunghini a mis au tiroir la plupart des chansons qu'elle avait préparées elle-même pour un album qu'elle s'apprêtait à enregistrer, et est entrée au studio Garage pour proposer, le 8 septembre dernier, les treize titres de ce disque que lui a offert Da Silva. Treize titres ? Depuis ma dernière chronique, j'avais pourtant peur que les artistes décident de passer plus de temps à préparer le marketing de leur album que d'écrire des chansons. Que le public d'une certaine Mlle M. rousse l'en excuse par avance : Elsa n'a pas de poupée et d'écarteurs sur sa pochette, préférant tout donner à sa musique.

C'est Da Silva qui est venu proposer à Elsa des chansons qu'elle ne pouvait décemment pas refuser tant elle en a apprécié la couleur Il a donné le meilleur. Certains ont même dit qu'il a même donné à ce projet plus d'énergie que pour ses propres albums.

Elsa, ce n'est pas juste cette personnalité qu'on résume au jeune âge à laquelle elle a débuté sa carrière. Il y a du rock, dans sa façon de chanter. Et même si elle est souvent passée pour une femme très sombre en voulant cassant son image de « Petite fille », Elsa ne manque ni d'humour ni de consistance.

Le premier single, « Oser », ouvre l'album. L'ambiance, que l'on retrouve tout au long de cet opus replace la chanteuse dans l'esprit artistique de l'album que je considère comme le meilleur de sa discographie : « Everyday » (la version anglaise de « Chaque jour est un long chemin »).

Elsa illustration 06 Le temps de la chanson « La dernière des canailles », empreinte de réalisme sentimental, Elsa plonge dans la peau d'un homme conscient que, quoi qu'il fasse, l'autre restera dépendante de lui. Toute ressemblance avec une histoire ayant existé est assez plausible, je le crains. Sans transition, la pop électro de « Du désordre » crée peut-être le lien avec le précédent album « De lave et de sève ».

Mais au fait, peut-être ne connaissez-vous pas encore ce Da Silva ? Si tel est le cas, sachez que c'est dommage. Je vous encourage vivement à vous pencher sur sa carrière. Au fil de l'album d'Elsa, Da Silva intervient à la guitare, électrique ou non, voire au ukulélé, ainsi qu'en duo sur le titre très acoustique « Les tremblements de terre ». Dans une atmosphère digne d' « Amélie Poulain », l'alchimie des voix de ce duo succulent me rappelle certains duos d'une nouvelle scène française dont je ne ferai pas à mon idole d'enfance l'offense de citer les noms. Quoi qu'il en soit, Élodie Frégé et Benjamin Biolay n'ont qu'à bien se tenir.

Sur « Boulevard des filles du calvaire », Elsa confie sa chanson, plus qu'elle ne la chante. Il s'agit là d'une poésie délicieuse et consistante. On ne peut alors s'empêcher de se souvenir des lettres qu'elle lisait pour son dernier rôle à l'écran, où elle incarnait l'héroïne de l'écrivain Marc Levy dans le téléfilm en quatre épisodes diffusé à la fin du printemps dernier sur M6 : « Où es-tu ? »

« Un homme à Paris », composée par Nigel Clark et écrite par Elsa a tout du trésor gardé caché à la fin d'un précédent album. Vous savez, ce titre agréable qu'on regrette, finalement, de n'avoir pas gardé dans le tracklisting final. On a l'impression agréable qu'Elsa enregistre bien plus de trésors qu'elle n'a l'occasion d'en présenter. Elle avait d'ailleurs proposé, sur "De lave et de sève", un autre titre du compositeur anglais. Notez au passage que j'avoue être curieux d'entendre les chutes de ce CD dont je sens que j'aurai du mal à me lasser, finalement. Le titre suivant, « Les évidences », aurait pu être la B.O. du célèbre et sublime film « Sur la route de Madison ». Comme le reste de l'album, et peut-être encore plus avec ce texte, Elsa nous offre une œuvre intimiste, sans jamais être impudique.

Elsa illustration 07 À une époque, il était politiquement incorrect, au sein de certaines rédactions bien pensantes, d'avouer quelque intérêt pour une artiste comme Elsa. Je les défie, ceux là, d'écouter cet album et d'oser, oui « oser », s'avouer avoir eu tord Elsa a, évidemment, quitté les slacks U.S. et les plages de Miami et il serait intéressant que ceux qui ne prennent pas le temps de s'arrêter sur sa carrière en prenne enfin conscience.

Le texte du morceau « Le garçon d'étage » sent, quant à lui, l'usure des sentiments, des histoires déclinantes, voire les chagrins qu'on évite quelquefois, par fatalisme. Ensuite, « Ce qui n'existe pas », l'un des deux titres de ce disque qu'Elsa doive à Dominique A, donne la part belle aux cordes. Les arrangements qu'on entend alors sur « Des feux de joies » réveille l'album, et donne un petit électrochoc, nous emmène loin. Ce titre ressemble à une mise au point : « J'ai tout découpé à la hache », chante-t-elle, comme si quelque chose dans son cœur … avait fait changer sa vie. Voilà une vive et agréable interlude. « Une vue sur mer » dont Elsa Lunghini a signé elle-même le texte a, aussi, des parfums de bord de mer dans sa production même. Comme si il avait été écrit sur une plage de Bretagne, ce texte est habillé de sa voix touchante, mais aussi d'arrangements évoquant la Saint-Patrick et le folklore de la région bretonne.

Elsa illustration 08 La chanson « Pour te voir gagner, j'ai perdu », elle aussi écrite et composée par Dominique A, ressemble à une histoire vécue, qui laisse penser qu'il faut parfois morfler un bon coup pour écrire les œuvres qui jalonnent sa vie. Serait-ce du vécu ?

Pour conclure, le réalisateur Da Silva a sorti l'artillerie lourde : Batterie, contrebasse, trompettes, trombone, euphonium et consorts ferme la page de ce somptueux album par un dernier tour de piste qui n'est pas sans rappeler une fin de spectacle de cirque. J'ai bien peur que le clown soit mort. Mais un clown triste, c'est peut-être ça aussi, la vraie vie…

« On oublie, va, on oublie chaque fois », répond Da Silva avec les ultimes mots de cette chanson.

© Arnaud BABION-COLOMB (Abécé) / Hitmusemag.com 10 septembre 2008

Publié par Arnaud BABION-COLOMB (Abécé) - Mardi 14 octobre 2008

Elsa Lunghini nous chante "Oser"

Rendez-vous était pris à l'Apparemment café, dans le Marais, à Paris, pour une interprétation live de "Oser", le premier titre extrait de son nouvel album "Elsa Lunghini". Car désormais, elle acolle son nom de famille à son prénom, comme pour mieux signifier un tournant dans sa carrière. Accompagnée de ses musiciens, elle se prête au jeu sans chichi, "à l'arrache", comme elle dit. Aux paroles et musique de faire le reste.

Voir la vidéo

Publié sur videos.leparisien.fr - Mercredi 22 octobre 2008

Vous n'allez pas reconnaître Elsa

Elsa illustration 09 ELLE COMMANDE une bière. Surpris, on hésite, puis on la suit, malgré le début d'après-midi. Rencontrer Elsa, c'est d'abord retrouver une éternelle adolescente, visage juvénile, mais destin de femme indépendante. D'ailleurs, il ne faut plus l'appeler Elsa, mais Elsa Lunghini. « C'est mon identité, explique-t-elle.

Je ne suis pas qu'un seul prénom. Ma maison de disques avait décidé de ne garder que cela, c'était une autre époque, les années 1980. J'avais 13 ans, je m'en foutais. » Aujourd'hui, elle en a 35. Et il y a aussi un nom sur son magnifique nouvel album, qui révèle sa nature, sans artifice.

«Certains peuvent penser que je suis restée proche de la variété »

Une collection haute couture de chansons intimes, pourtant écrites par un autre, Emmanuel Da Silva. « Je suis tombée sur lui par hasard, sur Internet, par le réseau MySpace. J'ai craqué sur ses chansons. » Elsa le sait : Da Silva s'est demandé ce qu'il allait bien pouvoir lui offrir. « Certains peuvent penser que je suis restée proche de la variété, une image qui n'a plus lieu d'être, regrette-t-elle. J'ai eu parfois l'impression d'être figée dans le passé. » La demoiselle a eu effectivement une vie musicale après « T'en vas pas » ou « Un roman d'amitié ». Une belle vie, grâce à « Chaque jour est un long chemin », joli disque folk en 1996. « Mais les chansons ne passaient pas en radio. Les gens m'arrêtaient dans la rue en me disant : Vous ne chantez plus ?»

Qu'importe. L'artiste a toujours tracé sa route, comme lorsqu'elle a tout envoyé valser. « J'avais 20 ans, je n'étais plus à l'aise dans ce que je faisais. Et, là, j'ai dit merde à tout le monde. Je me suis coupé les cheveux. J'ai appelé mon père avec qui je faisais mes disques et je lui ai dit : J'arrête, et puis je suis enceinte.» Elle vient à peine de replonger dans ses souvenirs que son fils Luigi débarque. Il a 14 ans, presque l'âge d'Elsa quand elle a commencé. « Mais lui veut faire autre chose, du commerce international », précise la chanteuse. Elle vit avec lui, après quelques années d'une idylle avec Bixente Lizarazu dont l'épilogue semble inspirer la mélancolie de son disque. « Cela ne résonne pas du tout en moi, jure-t-elle. Quand on a commencé l'album, je n'étais plus avec Bixente depuis deux ans. C'est une histoire qui est vraiment digérée. Il n'y a jamais eu d'angoisse, de violence dans notre séparation. » Les verres de bière sont vides. « J'ai un besoin de liberté énorme, conclut Elsa. Si on m'impose quelque chose, j'arrête la musique. »

Elsa Lunghini, « Elsa Lunghini », 16,99 €. En concert du 27 au 31 janvier 2009 à Paris au Café de la Danse.

Le Parisien

Publié par Emmanuel Marolle - Jeudi 23 octobre 2008

Sous le charme d'Elsa

Elsa illustration 11 Hier, Emmanuel Poli et son émission « Carrefour de Star » sur Champagne FM ont une nouvelle fois reçu la visite d'une invitée de marque en la personne d'Elsa Lunghini. Souvenez-vous à la fin des années 80, à l'époque toute jeune adolescente de 13 ans, la chanteuse brillait avec la chanson « T'en va pas ». Le tube restera pendant 13 semaines à la première place du top 50. Elle enchaîna ensuite les succès avec des titres comme « Quelque chose dans mon cœur » ou « Un roman d'amitié » en duo avec Glenn Medeiros ou encore le célèbre « Jour de neige ». C'est pour présenter son tout nouveau disque qu'Elsa a fait le déplacement à Reims. Rencontre avec cette jeune femme qui du haut de ses 35 ans affiche déjà plus de vingt ans de carrière.

Est-ce la première fois que vous venez à Reims ?
« Oui, c'est la première fois que je viens ici. Je n'ai pas encore visité la ville mais il fait vraiment froid ».

Un petit mot pour vos fans qui n'ont pas fait le déplacement…
« J'espère vraiment les voir sur les routes pendant ma tournée et à Reims si celle-ci passe par là. »

Devant un public nombreux, regroupé pour l'occasion dans l'auditorium de la radio, la chanteuse a répondu aux questions de l'animateur. Et comme d'habitude l'après midi s'est terminé par la séance de dédicaces et par les photos souvenirs.

Publié sur Thierry Accao Farias - Jeudi 30 octobre 2008

N.B. : Les images n'étaient pas sur les articles d'origine, elles ont été ajoutées pour rendre la page plus attrayante.

Retour à l'album - Partie 1

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