Analyses des textes par des fans
Seuls dans l'univers
(M. Goldenberg & M.Lewis) Adaptation Elsa
Auteur de l'analyse :
Gilles
Dans cette chanson, Elsa semble être dans un état de bonheur total. Zen au point de se laisser
aller complètement. Elle se laisse bercer par "le vent qui va et qui vient" symboliquement les
forces qu'on ne peut contrôler, on pense notamment à l'amour et le bonheur qu'il procure. Les
formes concrètes de ces forces peuvent avoir différents aspects: que ce soient des choses
insignifiantes (rien) ou d'une magnificence inimaginable (tout), elle se laisse bercer sous
l'effet qu'elles lui procurent. Que l'émotion soit brûlante comme la lave ou apaisante comme
la sève: chaque fois, celle-ci a le même effet bénéfique (me font du bien) similaire à de "la
douceur posée sur mes lèvres". Dans ces conditions, Elsa oublie "tout le mal" autour d'elle
pour le remplacer par tout ce qu'il y a de plus bénéfique. Il n'est alors plus nécessaire de
se protéger, de rester méfiante: elle peut se laisser aller enfin (mes écailles tombent enfin)
jusqu'à la fin du jour quitte à oublier qu'il s'achève (il est tard) et penser sereinement à
demain.
Mais pourquoi et comment Elsa se trouve-t-elle dans cet état? La réponse est dans le refrain.
Bien qu'elle soit seule dans l'univers si hostile, elle se sent en sécurité avec son amant qui
a pour elle les propriétés des ailes: il la protège mais aussi lui procure un sentiment
d'allègement, de libération par rapport à la réalité; ce qui explique qu'elle n'a plus
besoin avec lui de protection symbolisée par ses "écailles". Il est à ajouter que les ailes
sont liées aux divinités, à la perfection: ce qui est sûrement le cas de cet homme pour Elsa
sous l'effet de l'amour. Rien d'autre n'existe plus pour elle: ils forment tous deux un tout
se suffisant à eux-mêmes (seuls dans l'univers). Dans ces conditions, Elsa doit bien reconnaître
(J'avoue) que sa vie est merveilleuse de jour comme de nuit, au point de pouvoir la voir avec
des yeux d'enfant.
C'est réellement un amour sans commune mesure que vit Elsa. En effet, le moindre contact avec
lui physique ou émotionnel est aussi précieux que de l'or. Et il semble qu'avec lui, toutes
les choses agréables (doux) ou non (amer) acquièrent cette même valeur. Autre détail des
effets qu'il produit sur elle et qui lui donnent envie de se laisser aller, de s'unir avec
lui "à la vie à la mort".
Cependant, elle sait qu'à chaque matin (dés l'aurore) correspond
un jour de plus pour leur relation. Certains soucis s'en vont avec la nuit mais il en est
d'autres qui peuvent arriver comme la lassitude ou la routine: ennemis pouvant tuer leur
romance. Dés lors, pour éviter cela (conjurer le sort), Elsa suggère d'être chaque jour
plus proche de lui pour qu'ils ne fassent qu'un être plus fort capable de résister aux
affres de l'univers et du temps. Ainsi, Elsa continuera à ressentir l'émotion du refrain.
Pour ma part, je trouve aussi les couplets très bien mais un je ne sais quoi plombe le refrain: je pense que c'est le "seul(s) dans l'univers" trop allongé dans la voix d'Elsa qui déséquilibre le reste. Mais mis à part cela, le texte est intéressant et fait écho à plusieurs titres de l'album. En effet, on y voit un remède contre la lassitude évoquée dans "Mon amour" mais c'est aussi je crois une application des conseils donnés dans "Pour une vue du paradis". Je ne pense pas que ce titre fasse un bon single car, outre ce qui a été dit, les chansons parlant du bonheur restent rarement dans l'oreille. En revanche, je l'imagine assez bien sur scène. Elsa, de grâce, fais-nous vite une tournée.
Photos réalisées par Yves Botallico en Espagne pour la promo du second single "A quoi ça sert"
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